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Une saveur pleine d'histoire :

le Cold Brew New Orleans style

 

L’histoire du café Cold Brew New Orleans style nous emmène dans un doux voyage par-delà les mers et à travers les livres d’histoire, où la chicorée et le processus de macération à froid du café jouent un rôle clé. Plus sucré et moins amer que la moyenne, ce café est particulièrement apprécié par les novices, mais aussi riche et passionnant pour les vrais spécialistes de la boisson. Partez en voyage dans l'histoire du Cold Brew New Orleans style.

 

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L’épopée de la chicorée

 

La particularité du Cold Brew New Orleans style réside dans l’ajout de chicorée aux traditionnels grains de café moulus. La racine torréfiée de la chicorée ne contient pas de caféine mais son goût est proche de celui du café, tout en étant légèrement plus sucré. C’est d’ailleurs pour cette raison que la chicorée remplaçait couramment le café dès le 17e siècle aux Pays-Bas, lorsque la boisson amère était encore une denrée de luxe venue des colonies d’outre-mer. C’est avec les soldats de l’armée de Napoléon, auxquels on distribuait ce substitut bon marché, que la chicorée traversa les frontières françaises à la fin du 18e siècle.

 

Et quand les états américains du nord fermèrent le port de la ville sudiste de la Nouvelle-Orléans pendant la Guerre de Sécession, plus aucun obstacle ne se dressait sur le chemin de la chicorée : les habitants de la Nouvelle-Orléans adoptèrent pour de bon l’alternative économique au café.

 

À l’époque, les Néerlandais n’étaient bien entendu pas les seuls à étancher leur soif de conquête. Les Français occupaient entre autres des territoires situés dans les Caraïbes et le golfe du Mexique, où ils avaient installé la ville de la Nouvelle-Orléans à l’embouchure du Mississippi. La voie était toute tracée pour la chicorée, qui conquit ainsi le « Nouveau Monde ». Des années plus tard, lorsque les Britanniques imposèrent de lourdes taxes sur les importations de thé pour réprimer les velléités d’indépendance des colonies, la chicorée gagna en popularité. Et quand les états américains du nord fermèrent le port de la ville sudiste de la Nouvelle-Orléans pendant la Guerre de Sécession, plus aucun obstacle ne se dressait sur le chemin de la chicorée : les habitants de la Nouvelle-Orléans adoptèrent pour de bon l’alternative économique au café. Encore aujourd’hui, si vous y commandez un café, vous recevrez une tasse fumante de chicorée sucrée.

Un saut à Kyoto

Pour réellement comprendre la montée en popularité du Cold Brew, il nous reste à faire un petit saut à l’autre bout du monde, où nous retrouvons à nouveau nos Néerlandais. En effet, durant leurs voyages de conquête en Asie, ceux-ci mirent notamment pied à terre à Kyoto, au Japon. Là-bas, ils découvrirent qu’en plus d’infuser leur thé, les Japonais faisaient également macérer les feuilles dans l’eau froide. La méthode permettait visiblement de mieux conserver la boisson. Dès lors, en prévision de leur voyage de retour au pays, les Néerlandais firent d’énormes provisions de café macéré à froid par leurs soins, un produit qu’ils tenaient de leurs colonies situées à des milliers de kilomètres du Japon. Le Cold Brew se fraya ainsi un chemin à travers les mers jusqu’à la Nouvelle-Orléans, où un amateur de la (toute) première heure se mit bientôt à expérimenter les deux saveurs et techniques pour finalement donner naissance à une vraie pépite d’or.